Home Tizi-hibel Quoi de neuf au village cet hiver

Quoi de neuf au village cet hiver

Pour une fois l’entrée dans le village se fait dans la discrétion. La place de la Mairie est presque déserte. Un simple salut de la main aux deux ou trois jeunes gens en train de deviser sur le bord de la route et on poursuit la descente vers l’intérieur du village. Nous sommes en décembre en pleine saison de maturation des olives, la principale ressource naturelle qui mobilise encore les villageois. Tous sont donc aux champs pour la cueillette.

Comme de coutume je m’arrête devant la maison de mon frère pour y garer la voiture. Puis je rejoins à pied la maison familiale située à quelque 300 mètres le long de l’artère sud reliant tawcict à la route de Tahchat. Le temps est au beau fixe et la température clémente.

Mon premier geste est alors de monter sur la terrasse de la maison. C’est là un magnifique observatoire qui éblouit par la beauté de ses paysages.

Au loin, vers le sud, domine la chaine du Djurdjura qui s’étend d’Est en Ouest sur plusieurs centaines de kilomètres en un immense paysage rocheux qui émerveille le regard. C’est la face nord du massif montagneux qui s’étale en largeur vers la face sud qui surplombe la vallée du fleuve Soummam.

Coté Est, se dessine la multitude de villages perchés sur le versant nord de la vallée de Takhoukht. Parmi eux les Ath Yani, bien connus pour leurs bijoux recherchés. La nuit tombée, on est véritablement saisi par le spectacle féerique de tous ces villages illuminés.

En contrebas de la vallée coule la rivière Takhoukht qui alimente le barrage de Taksebt. La retenue dessine le plan d’eau qui s’étale tout le long de la vallée. Cette année le barrage est quasiment à sec. Le niveau de la retenue à baissé d'une vingtaine de mètres. En fonctionnement normal le plan d'eau donne périodiquement lieu à la formation d’un banc de nuages qui planent, à basse altitude, comme un immense couvercle posé sur le barrage.

 

Au-delà de ces aspects esthétiques, les villageois soulignent plutôt l’impact négatif de l’humidité produite par le barrage dans la région. D’’autant que celle-ci ne bénéficie pas de cet ouvrage, l’eau étant évacuée vers les régions du nord-ouest du pays pour leur usage.

Nous sommes en automne, au début de la saison des olives. Leur cueillette est certainement la seule activité agricole que les villageois n’ont pas délaissée. Même ceux qui n’entretiennent pas leurs oliviers viennent récolter ce que la nature veut bien leur donner. Ils le font eux-mêmes ou le donnent à d’autres en métayage. Une certaine animation accompagne ce traditionnel travail des champs consacré à désherber et à amasser les olives tombées par le vent que l’on regroupe en sacs pour les déposer au pressoir.

 

Il est frappant de constater combien la population habitant de nos villages a diminué ces dernières années. Les familles ont migré ailleurs, dans les villes de Kabylie ( Béni-Douala, Tizi-ouzou), d’Alger et sa périphérie et aussi au Canada et surtout en France où résident plus de 1500 personnes originaires de Tizi-hibel et Agouni Arous. La population résidente des deux villages est moins nombreuse. Elle est principalement composée d’enfants d’âge scolaire, de quelques artisans et commerçant(e)s, de jeunes adultes sans travail en déshérence et de personnes âgées.

Notre village est en proie à deux graves nuisances.

La première tient à l’état déplorable des espaces collectifs, abandonnés à la saleté et à la dégradation. Le spectacle des bacs de collecte débordant d’ordures étalées sur la chaussée à divers endroits de la route principale du village est purement scandaleux. Le maintien délibéré, à ciel ouvert, d’un immense dépotoir de déchets de constructions et de biens d’autres détritus qui polluent le village à Tawcict est inadmissible. D’autant que cet endroit est, tous les jours, occupé par des commerçants ambulants qui vendent à la population leurs produits alimentaires exposés à cette pollution. Il y a lieu de s’interroger sur les raisons qui poussent les responsables du village et aussi l’autorité officielle locale, en l’occurrence l’APC, à laisser se perpétuer une telle situation;.

La seconde grave nuisance est liée à l’insécurité qui règne, la nuit, dans nos deux villages. Celle-ci est entretenue par des individus plus ou moins identifiés qui se livrent, en toute impunité, au pillage de maisons inhabitées. Il y a également des personnes, y compris des étrangers aux villages, qui s’adonnent à l’ivresse et parcourent les rues la nuit comme en terrain conquis. Cette situation qui dure depuis longtemps a fini par susciter la réaction de certains villageois. Il est, semble-t-il, envisagé d’organiser une surveillance de nuit des artères des villages pour dissuader les délinquants. Il est également envisagé l’interdiction de la vente de boissons alcoolisées dans l’enceinte du village. Il ne reste qu’à souhaiter plein succès à cette tardive et opportune initiative.

Mouh

 

Commentaires 

 
# Quoi de neuf au village cet hiverBrett 13-04-2017 08:16
seance de massage
lyon: http://www.sophiechassat.com
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
# Quoi de neuf au village cet hiverWendi 15-04-2017 13:42
Un aide de camp du roi avait ete envoye a Dresde, afin de
decider la Saxe a entrer dans cette confederation, et le ministre principal de l'electeur de Hesse-Cassel etait venu lui-meme a
Berlin pour en conferer.

massage lyon croix rousse: http://www.sophiechassat.com
Répondre | Répondre en citant | Citer
 
 
# Quoi de neuf au village cet hiverMadeline 16-04-2017 15:43
Je dy donques generallement que toutes les fois qu'en la prononciation aucune letre finalle
se pert, l'Apostrophe est necessere en l'escriture pour
denoter la collision, ou perte de la voyelle ou consonante.


massage lyon croix rousse: http://www.sophiechassat.com
Répondre | Répondre en citant | Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir