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Les gens de chez nous

Hommage à Mouloud Feraoun

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un public chaleureux et attentionné était présent, samedi 19 mars, au centre social Ambroise Croisa de Pierrefitte pour rendre un vibrant hommage à Mouloud Feraoun. L'oeuvre et la pensée de l'écrivain étaient  fortement présentes dans les interventions de Mohand, Djouher, Ahcène et surtout Nafa qui a merveilleusement déclamé le texte de "jours de Kabylie".

Une exposition décorait la salle de ses livres et de ses portraits rappelant l'auteur et aussi la Kabylie, le creuset de son oeuvre littéraire.

Puis, ce fut la séquence musicale animée par notre incontournable et talentueux artiste, Moumouh, ainsi qu'une chorale de jeunes garçons et filles dont on a  apprécié le talent.

 

inauguration de la librairie Mouloud Feraoun à Alger

Alors que certaines librairies à Alger ont déposé la clé sous le paillasson pour des raisons

de manque de financement, voilà qu’une nouvelle librairie, baptisée Mouloud  Feraoun, a ouvert

ses portes, mercredi dernier, à Hussein Dey à Alger.

Cette louable initiative revient à Mme Belaïd, directrice de l’école privée Kateb Yacine.

Une dame qui a toujours inculqué à ses enfants et à ses élèves l’amour de la lecture.

C’est donc, autourd’une cérémonie des plus simples et des plus conviviales que s’est déroulée

l’inauguration de ce lieudédié à l’univers du livre.

 

Feraoun et Tizi-Hibel

Samedi 8 décembre 2007, l'ACB organisait, en partenariat avec l’Association Tizi-Hibel, et L'Association des Amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons, un colloque sur « Les héritages de Mouloud FERAOUN ». Lieu : Salle de la CFDT 2, boulevard de la Villette 75019 Paris (Métro : Belleville).L'association y a présenté, dans l'exposé suivant, la relation de l'écrivain à son village

Mouloud Féraoun est lié à son village natal, Tizi-Hibel, par une relation intime et féconde. Le village est son point d’ancrage au sein de la société kabyle. Il est la source de son inspration et le creuset de son œuvre littéraire. Humble villageois parmi les siens, Féraoun est à la fois l’infatigable instituteur du bled, l’écrivain au talent reconnu et l’intellectuel témoin de son temps.

 

Mouloud Feraoun et Albert Camus

L’amitié entre Mouloud Feraoun et Albert Camus aura duré peu. Si elle n’avait pas débouché sur une rupture brutale et critique au moment où Camus recevait le Nobel de littérature, elle s’était déroulée dans la sérénité.

   

Feraoun, pour sa part, publiait Les chemins qui montent, son troisième roman, où la critique du colonialisme est sans appel. Entamée en 1951 par une timide et contrite lettre, la correspondance entre les deux écrivains - dont on n’aura et à ce jour - que la version unilatérale de Feraoun puisque les lettres de Camus à ce dernier sont restées secrètes - un plaisantin affirme qu’elles auraient été affichées dans des maisons de la culture en Kabylie - (ce qui aurait conféré à cet acte un sens intolérable et inadmissible, car Feraoun est un auteur national et non régional encore moins régionaliste)- la correspondance s’interrompt (!?) pour la seconde fois après la dernière lettre de 1957, c’est-à-dire après les félicitations de Feraoun à Camus et avant la disparition de Camus dans le tragique accident de circulation en janvier 1960 près de Sens.

 

Fatma ath Mansour

 

Fadhma Aït Mansour, originaire de Tizi Hibel, est née présumée en 1882. Sa mère était de Taourirt Moussa dans les proches environs.
Leur histoire est douloureuse, voire dramatique. C'est un cas des plus aigus et des plus pénibles de la colonisation française en Algérie. La conversion au christianisme, l'exil, le déchirement et la mort vont parsemer, ponctuer son itinéraire.

C'est en 1946 que Fadhma écrit son livre Histoire de ma vie qui sera publié en 1968 chez Maspero à Paris. Elle meurt le 9 juillet 1967 en Bretagne. Son mari, lui, était issu d'Ighil Ali en petite Kabylie. Mais, écoutons. La mère de Fadhma avait épousé un homme plus âgé qu'elle : il avait un frère beaucoup plus jeune, sans enfant, qui voulait léguer ses biens à sa propre femme. Le frère aîné tend une embuscade à l'écart du village à son cadet et le tue. Il y a refus par l'aîné que le patrimoine familial passe à une autre branche. Mais, tendons l'oreille à ce que nous raconte Fadhma elle-même.

 
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