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Le 19 mars 1962, signature des accords d'Evian

Le 19 mars 1962 s’annonce comme un grand jour pour les Algériens. La signature des Accords d’Evian consacre la fin de sept années de lutte pour la conquête de l’Indépendance. En France, les émigrés algériens ne boudent pas leur bonheur d’avoir, au prix d’énormes sacrifices, gagné le droit de pouvoir, enfin, décider librement de leur destin.

Pour beaucoup, le moment est venu d’en finir avec les difficiles conditions de la vie de migrant, loin de la famille, loin du village, loin du pays. Les bistrots, cafés, hôtels, foyers, bidonvilles et autres lieux de vie des émigrés algériens partagent naturellement cette confiance en l’avenir. Chacun est conscient des efforts à consentir pour relever le pays et faire face aux besoins. Et dans l’euphorie ambiante, tout le monde est naturellement prêt à apporter sa contribution.

L’avènement de l’Indépendance est pour le travailleur émigré comme une renaissance, l’aube d’une vie nouvelle, de son intégration au monde ordinaire, civilisé et respectable, l’ affirmation d’une dignité fièrement assumée et respectée. La Fédération de France du FLN qui conduit la guerre contre l’Etat français, encadre l’ensemble de la population émigrée. Elle anime la célébration de l’indépendance sur les lieux de vie des algériens tout en organisant la résistance aux menées subversives de l’OAS contre les émigrés.

Très rapidement, les nouvelles qui parviennent du pays sèment le trouble. On apprend qu’un groupe de militaires issu de l’éclatement des instances supérieures du FLN a décidé de prendre le pouvoir par la force en s’appuyant sur l’armée des frontières commandée par le Colonel Boumediene et son porte drapeau Ben Bella. Cette force est équipée d’un armement neuf et moderne, fourni par divers pays amis, à destination des  combattants contre l’armée coloniale.

La nouvelle sème la consternation d’autant que des affrontements armés ont opposé les maquisards de l’intérieur à la coalition politico-militaire des frontières, en route pour prendre le pouvoir à Alger. La population émigrée assiste, effarée, à cette prise du pouvoir par un FLN devenu parti unique, et au déploiement, à l’insu des couches populaires, d’une course effrénée aux richesses et aux honneurs.

La nature du régime imposée par la force au destin politique de l’Algérie indépendante est bien sûr contestée par la population, notamment par celle de Kabylie qui ne reconnait pas le pouvoir installé par la force et se lance dans une irréductible opposition militaire puis politique qui perdure jusqu’à ce jour.

Mais la main de fer du régime veille

Mouh

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Quoi de neuf au village cet hiver

Pour une fois l’entrée dans le village se fait dans la discrétion. La place de la Mairie est presque déserte. Un simple salut de la main aux deux ou trois jeunes gens en train de deviser sur le bord de la route et on poursuit la descente vers l’intérieur du village. Nous sommes en décembre en pleine saison de maturation des olives, la principale ressource naturelle qui mobilise encore les villageois. Tous sont donc aux champs pour la cueillette.

Comme de coutume je m’arrête devant la maison de mon frère pour y garer la voiture. Puis je rejoins à pied la maison familiale située à quelque 300 mètres le long de l’artère sud reliant tawcict à la route de Tahchat. Le temps est au beau fixe et la température clémente.

Mon premier geste est alors de monter sur la terrasse de la maison. C’est là un magnifique observatoire qui éblouit par la beauté de ses paysages.

Au loin, vers le sud, domine la chaine du Djurdjura qui s’étend d’Est en Ouest sur plusieurs centaines de kilomètres en un immense paysage rocheux qui émerveille le regard. C’est la face nord du massif montagneux qui s’étale en largeur vers la face sud qui surplombe la vallée du fleuve Soummam.

Coté Est, se dessine la multitude de villages perchés sur le versant nord de la vallée de Takhoukht. Parmi eux les Ath Yani, bien connus pour leurs bijoux recherchés. La nuit tombée, on est véritablement saisi par le spectacle féerique de tous ces villages illuminés.

 

Vandalisme à Tizi-hibel

Lamentable et même pire, le geste insensé  qui a mis le feu à des bacs de ramassage d’ordures  ménagères, récemment  installés à Tizi-Hibel. On vient juste  d’éliminer de Tawcict  l’immonde dépotoir qui   polluait   le village depuis des années,  que  des apprentis sorciers , totalement  irresponsables, attentent  « courageusement », la nuit,  aux efforts  déployés pour redonner au village  une  apparence propre et digne.

Que cherche-t-on donc à travers ces actes démentiels ?  Pourquoi   s’en prendre ainsi à la collectivité des habitants  du village,  car, enfin, c’est de cela qu’il s’agit ?

Il nous appartient à tous et plus particulièrement aux  résidents  d’être vigilants   et  d’œuvrer à identifier et neutraliser les insupportables nuisances qui gangrènent le village.

 

Sur les traces de Fathma at Mansour Amrouche

Sur le chemin qui mène à Baillé, petite commune bretonne à 345 km de Paris, la beauté naturelle et parfois sauvage nous rappelle les villages perdus au fin fond des montagnes de la Kabylie.

Au bord de la route, on voit défiler des arbres bien droits, de jolies vaches, des villas modernes mais surtout des maisons traditionnelles séculaires qui n’ont rien perdu de leur élégance architecturale. Les villageois de cette petite contrée possèdent toutes les qualités humaines et sociables d’humbles hôtes. Souriants et accueillants, ils nous expliquent qu’ils ont l’habitude de «recevoir souvent, depuis une dizaine d’années, des pèlerins berbères» ! Pèlerins ? Berbères ? Ils parlent de quoi au fait ? «Depuis 2001, date où nous avons découvert la tombe de Fadhma Ath Mansour Amrouche, notre village est devenu une destination privilégiée de dizaines de berbères en quête de leur identité, venant des quatre coins de la France et même d’Algérie», explique Stéphane Chalifour, président de l’association culturelle locale, Ramdam Des Roses.

 

intervention de Mr Guelmi le 5 juillet à Tizi-Hibel

Chers compatriotes, chers amis, chers...

Je suis heureux de me trouver parmi vous aujourd'hui pour célébrer ensemble cet évènement qui revêt une grande importance. Je suis d'autant plus honoré que cette manifestation ait lieu au moment ou nous commémorons l'anniversaire du cinquantenaire de l'indépendance de notre pays.

Chacun sait que Tizi-hibel n'a jamais manqué d'être au rendez-vous de l'histoire

 
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