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Situation alarmante dans le Sud algérien

Le Think tank « International Crisis Group » (ICG), spécialisé dans la prévention des conflits et des guerres a rendu public un rapport alarmant sur la situation dans le sud Algérien.

«Tandis que des vagues de contestation ont touché depuis 2013 le sud de l’Algérie, riche en hydrocarbures, les autorités ont maintenu une paix précaire via des subventions, la répression et des stratégies de maintien de l’ordre. Ainsi, le calme revenu à Ghardaïa, Ouargla et In Salah risque d’être juste une accalmie, car les réponses des autorités n’auront servi qu’à mater la contestation et non pas à résoudre les questions soulevées par les manifestants » à savoir « les violences intercommunautaires de Ghardaïa, le mouvement écologique contre l’exploitation du gaz de schiste à In Salah et les manifestations des chômeurs à Ouargla ».

«L’instabilité de ces dernières années démontre que les citoyens du Sud ne sont plus disposés à taire leurs revendications d’un renforcement de la transparence, de la communication et du respect de la part de leur gouvernement», indique le rapport d’ICG.

Ce dernier rappelle que si l’Algérie perçoit les conseils extérieurs comme une ingérence, elle devrait tout de même écouter ses citoyens. «Une grande partie de l’indignation des manifestants découle du sentiment qu’ils ne sont ni entendus ni impliqués.»

ICG propose trois grandes mesures à entreprendre pour rétablir la confiance. A commencer par le lancement d’une enquête parlementaire ou autre forme d’investigation indépendante pour examiner les relations intercommunautaires à Ghardaïa et comprendre les sources de la violence et proposer des réparations adéquates.

ICG ajoute : «La contestation dans le Sud révèle un problème de gouvernance plus large dont les groupes djihadistes ont déjà cherché à tirer parti.»

 

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